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Se protéger des échos violents du monde avec la sophrologie

Lors d’une rencontre récente avec des amies sophrologues, nous avons abordé la question de l’actualité et son impact sur notre état psychique, notre stress, voire nos vécus angoissants.

Impossible de nier la violence du monde , les conflits, les guerres bien sûr mais aussi les violences contre la nature, les pesticides, les maladies, les discriminations, les injustices… les raisons de se sentir mal ou angoissé.e sont légion.
Comment supporter, comment se protéger surtout quand on ne veut pas pour autant « se couper » ou ignorer l’extérieur ?

Ci-dessous quelques unes de nos propositions, aucune n’est magique, mais répétées, mises en acte, elles peuvent soulager et libérer de l’espace pour réfléchir, construire, vivre, se réjouir….

Déjà ,ne pas s’abreuver d’infos, sélectionner celles que l’on consulte et le temps qu’on leur consacre. Pas de fils d’info en continu qui nous maintient en alerte.
Lire aussi les bonnes nouvelles, les belles initiatives, il y en a ! Apprendre qu’une espèce animale menacée ne l’est plus aujourd’hui ça ne change pas le monde mais ça peut mettre un peu de soleil dans votre journée.

Il est évident aussi que la nature est ressourçante encore faut-il vivre dans des espaces où elle est présente et avoir la possibilité d’en profiter ; pour les chanceux et les chanceuses, une balade dans les bois, au bord de la mer, à la campagne sans téléphone (c’est beaucoup, beaucoup plus déconnectant !) occasionnera une bouffée d’air physique et mentale.
Pour ceux et celles qui vivent en ville, c’est parfois plus compliqué. Un square, un parc, un balcon ?Pour tout le monde, la sophrologie offre la possibilité de visualiser un espace ressource, connu ou imaginé : en le vivant avec les 5 sens, c’est un break bienvenu. Nous le faisons d’ailleurs très souvent spontanément.

Avoir des sources personnelles de ressourcement, d’évasion, de déconnection comme la musique, le dessin, le sport, les amis, la lecture… aide bien ;  vivre des « petits » bonheurs en conscience aussi. Pas de recette miracle, c’est en fonction de ses gouts de sa personnalité, pour certain.es ce sera cuisiner, pour d’autres s’engager dans un bénévolat, pour d’autres apprendre qqchose de nouveau,ou simplement se poser en écoutant les oiseaux , les bruits de la ville ou une musique apaisante.

Trouver son ancrage, ce qui nous permet de ne pas vaciller à la première tourmente, est primordial. La sophrologie, comme le qi gong, le tai-chi peuvent vous y aider. Ce peut être une posture, un mouvement, un mantra (existant ou que l’on crée), une image, un son… chacun.e aura son ancrage propre, l’important est qu’il soit ressenti, vécu comme tel.

Prendre conscience de l’impact physique du stress sur notre corps et apprendre à le diminuer, apprendre à retrouver un peu de détente physique aidera notre mental qui tourne bien souvent en rond. C’est un des axes de la sophrologie.

Parfois on peut culpabiliser de se sentir bien quand le monde autour de nous va si mal.
L’injustice règne . C’est vrai.

Pourtant s’empêcher de savourer notre chance ne rendra pas le malheur des autres moins profond ni moins réel. Honorer la vie sans se voiler la face, rendre, partager, donner sont aussi des actes qui peuvent nous apporter de la joie.