Chacun.e l’a déjà expérimenté, bailler détend, relâche, bailler donne envie de sétirer, bailler fait du bien. Beaucoup de bien.
En sophologie, nous l’utilisons régulièrement : nous pouvons le provoquer simplement en inspirant et en soufflant par la bouche, sans refermer la bouche entre chaque respiration. Le mécanisme se met en place tout seul et très rapidemment les baillements s’enchaînent.
Quiconque a déjà pratiquer le chant choral le sait, les exercices, les vocalises provoquent force baillements avec un effet communicatif.
Le baillement provoque une détente de la machoire, qui entraine un relachement certain de la nuque et des trapèzes ; c’est un exercice très simple à notre disposition, comme le sont étirements, soupirs et bien sûr respiration, 4 fonctions naturelles anti-stress. Je rappelle ici le lien entre détente physique et détente mentale et l’on comprendra qu’un petit geste comme bailler peut avoir de grands effets.
Un article récent du journal l’Equipe, Un signe de fatigue, mais pas que : et si bâiller aidait les sportifs à gagner ? apporte des éclaircissements sur d’ autres fonctions du baillement fréquemment utilisées par les sportif.ves de haut niveau : avant le début d’une compétition ce serait un reflexe commandé par le cerveau pour apporter un maximum d’oxygène et optimiser l’équilibre nerveux; il permettrait aussi de réguler la pression au niveau de l’oreille interne et pourrait agir comme un système de thermorégulation.
Les sportif.ves le reconnaissent : » C’était ma première grande compétition internationale. J’avais énormément de pression. Le bâillement, c’était une manière de la relâcher. » Avec le recul, le cycliste (Florian Grengbo) y voit même un état recherché : « Une forme de force tranquille. Arriver sans être surexcité, mais avec la bonne énergie. »
« Quand je bâille beaucoup, c’est que je suis relâché, en confiance. » (Léopold Perrot , cycliste)
Bien sûr, on baille aussi parce qu’on est fatigué, mais quand on est attentif.ve à ses sensations on différencie facilement le baillement qui signale la fatique à celui qui signale (réclame) la détente.
A tester plusieurs fois par jour.